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L'ENCRE DU LUBUMBASHI
23. oct.
2015
Non classé
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Regard croisé sur la prostituée en RDC

La sexualité qui, hier, était un tabou, est aujourd’hui un problème d’actualité. Tout le monde en parle (enfants, jeunes, adultes et vieux), chacun essayant d’en dire ce qu’il peut et comme il peut. Il est donc opportun de se faire une opinion à la fois objective et adaptée sur ce problème.

 Saviez-vous que la prostitution constitue la troisième activité commerciale du monde, après la vente de drogues et le trafic d’armes. La prostitution est l’un des vieux métiers de l’humanité depuis des millénaires en dépit des efforts déployés pour tenter de l’extirper. A travers l’histoire de l’humanité, la prostitution a connu une évolution assez rapide tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

Malgré la diversité de vues sur la prostitution, les problèmes qu’elle pose restent presque partout les mêmes : filles-mères, familles instables, maladies, avortements, enfants abandonnés…D’aucuns pensent, cependant, qu’il est injuste de ne voir que son mauvais côté et prétendent que le commerce de la chair peut avoir un côté positif. Aucun milieu n’est épargné par la prostitution, à la campagne comme en ville.

La femme qui fait de la prostitution en RDC est confrontée à différents contrôles, notamment le regard des autres qui la culpabilisent et la condamnent. Suite à cette stigmatisation, la femme prostituée s’identifie comme une personne déviante des normes sexuelles sociales, un processus qui la stigmatise.

Loin d’être des appareils électroniques, les Dos et Ventre Dehors (DVD) et les Ventres et Cuisses Dehors (VCD) sont des styles vestimentaires des prostituées congolaises.

La prostituée vue par les musiciens

 Nous allons tenter de dégager les traits caractéristiques des prostituées à travers cinq chansons des artistes musiciens congolais.

Dans la chanson ‘Mamou’ sotie au milieu des années 80, Franco Lwambo constate que, même les femmes mariées s’adonnent à la prostitution et les traits comportementaux y associés sont : la ruse, l’infidélité, le mensonge, l’impudicité, la cupidité et l’ignominie. La prostitution de la femme mariée est stigmatisée et condamnée dans la plupart des cultures congolaises, mais celle des femmes libres est encouragée, car, elle constitue une source de revenus des prostituées.

De son côté, Nyoka Longo et le Zaïko Langa-Langa, dans Amando remix de 1999, la prostitution est vue dans un angle d’une pratique qui n’honore pas, qui facilite la multiplication des candidats et ceci amène à l’infidélité que les hommes ne tolèrent pas.

Pour Soki vangu, Bella Bella dans la chanson Kalala (1974) la prostitution a un double visage. Elle est ignoble, mais elle est un métier qui a ses exigences psychologiques et physiques (prédisposition à la prostitution et visages charmants).

Tabu Ley dans « Mpo ngai ndumba » (1969), nous présente le portrait d’une femme prostituée stressée, violentée psychologiquement avec des pensées suicidaires. Il constate que les conditions de vie médiocres et les déceptions poussent certaines femmes à la prostitution.

L’examen de la chanson 77 X 7 (1999) de Nyoka Longo, nous permet de constater une fois de plus que la prostitution de la femme mariée est mal vue voire condamnée en milieu congolais. Elle a des conséquences fâcheuses aux prostituées et à toute la société. Elle fait disparaitre les vertus de la femme.

La chanson « Comme la rue » (1998) d’Emeneya à un support pédagogique, il compare la femme prostituée à une rue ouverte à tout le monde, avec toutes ses implications. Toute femme mariée qui s’adonne à la prostitution devient menteuse, infidèle, indigne.

Le poète Lorca dans son poème’ « la femme » disait : La femme et l’hymne secret qui fait danser les buissons, elle est crépuscule, la muse du poète et le thème de prédilection du musicien… Comme on le remarque la femme est une véritable source d’inspiration des écrivains, des artistes, des poètes et des musiciens. Des tous temps et en tous lieux, la femme a toujours retenu l’attention de l’homme pour qu’elle symbolise la pureté, la beauté, la perfection et la vertu.

Il n’est donc pas étonnant que la prostituée alimente les couplets et refrains de la musique congolaise. Du reste, la relation entre le musicien et cette catégorie de femmes est complexe.

Les musiciens congolais pour la plupart pratiquent l’art d’Orphée sans formation musicale particulière, simplement mus par leur passion ou leurs dons naturels, nous entendons ici leur prédisposition naturelle à la musique.

Leur thématique centrale est et reste la femme. Le chanteur français d’origine antillaise, Voulzy disait dans sa chanson « désir » : « toutes les chansons racontent la même histoire ; il y a toujours un garçon et une fille au désespoir … ».

Les diatribes des musiciens contre la femme prostituée ne seraient elles pas la conséquence d’un certain désespoir qu’ils endurent ? Ou est-ce plutôt une moralisation de la société au travers de la chanson ? Où carrément un règlement de compte envers une amante réticente ?

Prenons le cas d’Amando chanson dans laquelle, Nyoka pleurniche plus qu’il ne chante. Il dit en substance : « Ma bouche est fermée (paralysée) de jalousie et ma langue est amère. Impossible de m’adresser aux nombreux rivaux que tu m’as dénichés ».

Il s’agit plus d’un cri de désespoir que d’une chanson moralisatrice. La femme qui est ici dénigrée est une amante qui s’est sûrement lassée de son ex-soupirant.

Il sied cependant de souligner que les chansons quel qu’en soit le thème alimentent la nuit, les soirées chaudes dans les boîtes de nuit et sur les terrasses qui sont les territoires de chasse des prostituées. C’est grâce à ces chansons qu’elles aguichent leurs clients. Si pour le musicien, une chanson est un cri d’alarme ou un moyen de moraliser la société, pour la prostituée cependant c’est un outil ou mieux un stratagème de conquête d’hommes en quête d’aventure amoureuse sans lendemain.

Par ailleurs, une prostituée est une cliente par excellence d’œuvres musicales, une vraie consommatrice des chansons quel qu’en soit le thème. La preuve c’est sa présence massive, quasi envahissante aux concerts de Zaiko, de Wenge Musica, Koffi Olomide, Papa Wemba, Fally Ipupa et, à l’époque, aux shows de Franco Lwanbo, Tabu Ley, Grand Kallé, Nico Kasanda, Sosoliso, Bella Bella…

Nous affirmions plus haut que la relation musicien congolais-prostituée était complexe. De fait, il y a comme un rapport de force qui s’établit entre le musicien et la prostituée, mieux un abus de pouvoir de la part du musicien qui use du micro pour fustiger le comportement de celle-ci tandis qu’elle en retour le fait vivre en consommant ses œuvres. C’est une guerre quasi sentimentale qui s’est engagée depuis très longtemps entre l’homme(le musicien dans notre cas) et la gourgandine.

Il convient de noter que beaucoup de ces chansons ont comme source d’inspiration les faits de la vie quotidienne. Cependant le choix n’est pas désintéressé   voire innocent,   ni simplement dicté par un souci pédagogique.

Il est de notoriété publique que nos musiciens ne mènent pas une vie exemplaire sur le plan moral. Et pourtant ils s’érigent en défenseurs de la morale sociétale. Leur cible préférée est et demeure la femme et ce dans son mauvais rôle de femme.

Les prédatrices de budget

 La femme prostituée est vue à travers le prisme des préjugés sociaux, moraux , culturels et même religieux. Elle est à la fois dénigrée sur le plan moral mais aussi   socio-économique.

L’illustration parfaite en est faite par Koffi dans une de ses chansons. Il dit en substance : « Olingi mwasi kaka mbongo. Olingi mwasi pesa mbongo ya kolya, ya kolata, ya monzele nionso kaka mbongo na yo po balingi yooo… »

Traduisons : « si tu aimes une femme, il faut de l’argent. Si tu aimes une femme donne-lui de l’argent pour se nourrir, se vêtir et se faire belle… »

Nous nous rendons vite compte que la femme prostituée est non seulement une violeuse de morale mais une prédatrice de budget.

Noé Willer, un chanteur français, dans sa chanson Toi, femme publique entonne ce refrain : Femme publique, dans ta tête tu es pudique, femme publique, même si tu leur prends leur fric, femme publique, pour toi chaque homme est unique. Tu te donnes, tu te donnes, tu te vends. Cette chanson a été classée disque d’or en 1985.

Comme nous pourrons le constater, la gourgandine est déconsidérée même dans la société occidentale.

Il apparaît donc clairement que les musiciens congolais usent de toutes astuces pour décrier la prostitution en donnant à leurs paroles une valeur mieux une épaisseur pédagogique, didactique. Ils jouent le double jeu de sentinelle sociale mais aussi celui de pyromane de par leur vie débridée à la limite de la perversité.

Les prostituées congolaises considèrent la prostitution comme l’aboutissement d’un choix parmi plusieurs options possibles pour atteindre un niveau de vie acceptable. La prostitution évolue dans un contexte paradoxal : d’une part, elle est libre et s’exerce partout, elle est marquée par son caractère clandestin, caché et incontrôlable par le système pénal. D’autre part, elle s’en trouve isolée, marginalisée et ne bénéficie pas des droits communs parce que le cercle de la prostitution s’éloigne des aspects culturels de la République Démocratique du Congo. Aucune structure d’encadrement ni d’enregistrement n’est envisagée. Il n’existe pas de statistiques sur la prostitution en République Démocratique du Congo (R.D.C.) à cause surtout de son caractère clandestin.

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15. sept.
2015
POLITIQUE
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RDC: Le G7 se fait entendre

Sept partis de la Majorité présidentielle plaident pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel qui aboutissent à l’alternance politique en République démocratique du Congo.

Dans une lettre adressée lundi 14 septembre au président Joseph Kabila, ils dénoncent les « intentions inavouées de ne pas respecter la Constitution, de décrédibiliser et de désacraliser les institutions sur lesquelles repose tout régime démocratique ».

«Dans cette lettre, nous relayons quelques faits qui risquent de faire dérayer le train, notamment cette histoire que vous connaissez vous-mêmes, de glissement. Ça c’est dangereux», a déclaré l’un des signataires Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unadef), lundi soir sur les ondes de la Radio Okapi émettant depuis Kinshasa.

Concernant les élections dont un nouveau cycle devait s’ouvrir en octobre par l’élection des députés provinciaux, selon le calendrier publié par la Ceni en février 2012, mais qui risque de ne plus se tenir au regard du récent arrêt de la Cour constitutionnelle, les signataires affirment que « chaque jour qui passe apporte plus de confusion que de clarté ».

« Il est par exemple difficilement compréhensible qu’au moment où la Ceni et le président Kabila reconnaissent la pertinence de l’enrôlement de nouveaux majeurs, le Parlement soit amené à adopter d’une façon particulière la loi portant répartition des sièges aux élections municipales et locales », relève le document.

La gravité de la situation et les risques qu’il fait peser sur l’avenir de la RDC appellent des initiatives courages de la part du président Kabila et de la Majorité Présidentielle, estime les sept partis politiques que l’on surnomme le G7.

« Il semble fondamental de garantir le respect absolu de la Constitution », recommande le G7 qui prévient que le dialogue politique envisagé par le président Kabila, dont le second mandat s’achève en décembre 2016, « sera voué à l’échec s’il n’est pas assis sur une volonté ferme de tous d’affirmer l’intangibilité de notre constitution ».

Face aux difficultés de financer tous les scrutins prévus en 2015 et 2016, le groupe affirme «l’ardente obligation de se limiter à l’organisation des élections présidentielle, législatives, sénatoriales et provinciales sur base d’un fichier révisé».

«Nous avions combattu la dictature dans ce pays et nous ne pourrons jamais accepter qu’il y ait des velléités dictatoriales à travers certaines décisions et certains faits qui nous inquiètent», a promis Kyungu wa Kumwanza qui pense que parler d’alternance au sein de la Majorité ne devrait pas être tabou.

Il y a un proverbe africain qui dit: « Le pays à plusieurs voix est voué à la ruine« , faut-il en conclure que la majorité présidentielle tant vers sa ruine avec ses voix discordantes? Wait and see disent les Anglais.

La lettre adressée au président Kabila que vous pouvez lire ici porte la signature de :

  1. Yves Mobando Yogo (Mouvement social pour le renouveau)
  2. Olivier Kamitatu (Alliance pour le renouveau du Congo
  3. José Endundo (Parti démocrate-chrétien)
  4. Banza Maloba (Avenir du Congo)
  5. Gabriel Kyungu wa Kumwanza (Union nationale des fédéralistes du Congo)
  6. Charles Mwando Nsimba (Union nationale des démocrates fédéralistes)
  7. Christophe Lutundula (Alliance des démocrates pour le progrès).
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14. août
2015
POLITIQUE
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RDC: Eve Bazaiba répond à Kin Kiey Mulumba

Eve Bazaiba
Eve Bazaiba

Les politiciens congolais se livrent une bataille sur les ondes de la Radio France internationale au sujet de la révision constitutionnelle.

Après Kin Kiey Mulumba, le ministre des relations avec le parlement qui a soutenu qu’au dialogue, il faudra aborder toutes les questions mêmes celles liées à ‘‘la révision constitutionnelle’’, la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba a répliqué en rejetant totalement en bloc cette idée.
Pour elle, ‘‘si le président Kabila reste au pouvoir au-delà de 2016, ça sera de la haute trahison’’. Il sera poursuivi pour haute trahison, dit-elle. En ce moment là, cette situation sera la principale cause de l’insécurité.
‘‘Un troisième mandat risque des créer des troubles au pays’’, a-t-elle expliqué. La députée MLC rappelle que le pouvoir a commencé depuis longtemps les stratégies de tripatouillage de la constitution avec la révision de la loi électorale mais heureusement, dit-elle, que la tentative avait échoué.
Eve Bazaiba refuse de parler du dialogue qui, selon elle, est un moyen d’aboutir au glissement. ‘‘Il y aura des combines politiques qui permettront au président Kabila d’ouvrir une transition qui ira au-delà du délai constitutionnel’’, argumente Bazaiba. En l’absence de gabarits de l’opposition comme Tshisekedi et Bemba, Bazaiba pense que c’est le destin de tout un peuple.
Il se prendra en charge ‘‘en application de l’article 64 de la constitution’’ et ‘‘ne peut pas cautionner un troisième mandat du président Kabila’’. Le Congo-Kinshasa se prépare à organiser un cycle des scrutins, qui doit s’achever en novembre 2016 par l’élection présidentielle, interdisant selon la constitution, au président Kabila se représenter.

Wait and see

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01. août
2015
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RDC : quelle politique des loisirs pour les vacances ?

Les mois de juillet et août sont reconnus pour les mois au cours desquels les différentes catégories de personnes prennent leurs vacances après un temps d’activité relativement long.
Pour se refaire une santé mentale ou même une santé physique qui replace dans des conditions de reprise de travail optimales, les personnes sont appelées à s’offrir un bon loisir. Ce dernier a une grosse incidence sur le rendement des travailleurs ou même de toute personne exerçant une quelconque activité.
Loin d’être une affaire strictement individuelle, l’Etat est appelé à y veiller en sa qualité de garant de la santé de ses citoyens. Voilà qui justifie pour notre pays l’existence du ministère des Sports et Loisirs : un ministère qui a plusieurs fois hésité entre plusieurs dénominations. Toutes ces tergiversations sont le signe manifeste d’une absence de politique véritable prenant en compte le loisir.
Il est des choses qui relèvent tellement du quotidien qu’il devient difficile d’en parler. Pourtant ces choses au sujet desquelles on observe parfois un mutisme incompréhensible et même embarrassé participent parfois à l’explication de certaines logiques du fonctionnement de la société. Le terme loisirs   donne du fil à retordre aux personnes lorsqu’elles ont à en donner le sens.
Dans le cadre du loisir de développement, l’Etat congolais devrait réviser sa conception de l’éducation centrée sur l’école et mettre en place une vraie éducation permanente. Celle-ci attire notre attention sur une méprise qui nous guette : celle de penser que l’éducation permanente ne devrait concerner que tous les âges de la vie. Ce qui importe c’est de mettre en place une éducation permanente qui sache tirer profit de la banalité du quotidien et plus particulièrement du temps de loisir. De ce fait, jeunes et adultes devraient maintenir une continuité dans les apprentissages en vertu du principe selon lequel : « Il n’est jamais trop tard pour apprendre ». Etant donné que l’accent doit être mis sur le quotidien, la pédagogie étatique des loisirs devrait s’y référer constamment et bondir sur des savoirs ordinaires pour élaborer un savoir savant.
A l’intérieur de nos loisirs se joue le drame de notre société entière : la qualité des loisirs des uns et des autres suffit à tracer les frontières sociales et à en déterminer l’importance de la fracture. C’est dire combien, certaines logiques du fonctionnement sociétal se cachent derrière certaines choses qui semblent aller de soi et au sujet desquelles nous nous taisons ou n’avons que des réponses brèves.
L’importance des loisirs ayant été déterminée, il appartient à notre Etat de s’engager dans l’institutionnalisation des loisirs collectifs en vue de l’équilibre et de l’épanouissement de l’homme congolais qui ploie sous le joug d’un travail producteur harassant souvent très mal rétribué. La reconstruction nationale y est largement tributaire.
A bon entendeur !

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23. juil.
2015
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Le vélo, ma vie !

Le vélo est une fortune Chez nous, si vous avez un véhicule, mais vous manquez d’un tout petit vélo, vous êtes nul. Il y a en effet, le vélo au commencement de tout. Vous avait dit mon confrère de lubumbashiinfos.mondoblog.org

Dans son billet, il s’est beaucoup attarder sur tout le bien que fait le vélo et ce qu’on en fait en milieu rural en RDC. Dans notre billet par contre, nous allons parler de ce qu’on fait du vélo dans nos centres urbains.

Le confrère vous avait dit que tout le monde a droit à un vélo aujourd’hui, mais plusieurs n’en n’ont pas, oui c’est vrai tout le monde a le droit de s’en payer un, mais il reste encore considéré par beaucoup comme signe de pauvreté.

Considéré pourtant dans nos villages comme un bien précieux, il n’en est pas moins dans nos centres urbains, comme pour nos villages, le vélo aide aussi au transport des biens dans nos villes : l’eau de ménage, le charbon,… Bref  on en fait tout ce qu’en font les villageois.

Dans nos villes il y’a en des familles qui doivent leurs survie à un vélo, dans notre ville de Lubumbashi par exemple, on en croise dans nos avenues des pères de famille qui subviennent aux besoins de leur famille par l’exploitation du vélo, ils sont pour les uns vendeurs ambulant des légumes vert, de la braise, de kapolowe (poisson frai), de l’eau dans les quartier où cette denrée ce fait rare et pour les autres ils sont transporteur des charges des particuliers dans les différents marchés de la ville.

Un jour un père de famille vendeur ambulant de la braise nous a raconté le bien qu’il retire de l’exploitation de son vélo, à l’aide de son vélo, il arrive a noué le deux bout du mois, il paie son loyer, il paie même les études pour ses enfant dont l’ainé était à l’université, il nous a surtout surpris par sa conclusion, « Je me suis toujours demandé, si je n’avait pas mon vélo qu’est ce que je pouvait être, vous été mon frère, vous venait chez moi, touché, joué avec tout mais pas mon vélo, vous été voleur, vous entré chez moi ? Volez-moi tout mais laissé rien que mon vélo ! Mon vélo, c’est ma vie. » A-t-il conclu.

Je me rappel encore d’un ami des humanités qui considéré le vélo comme son père, car c’est en usant de son vélo qu’il arriver a assuré sa scolarité.

Um peu des vocabulaires sur le vélo chez nous, lisait l’article de Didier Makal sur lubumbashiinfos.mondoblog.org, vous apprendrais ce que c’est un « moustrongueur » et un « Tindikeur », je vous ajoute néanmoins un autre « le maayi », le maayi n’est rien d’autre que ce vendeur ambulant des bidons d’eau par vélo, c’est un terme populaire que vous aller entendre à Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental, en fait c’est un terme franciser tiré d’un mot « maayi » (l’eau) du tshiluba langue locale du milieu. Parfois il est d’usage d’appelé un exploitant du vélo par le nom du produit qu’il vend, c’est ainsi qu’on entendra par exemple sombe pour désigné le vendeur ambulant des feuilles de manioc ou encore makala pour celui qui vend la braise, etc…

Le vélo reste sans conteste, un outil très capital dans nos villes, au point qu’il est même un élément clé dans la survie d’autres familles congolaise.

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20. juil.
2015
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Nous avons respecté la Constitution, à qui le tour ?

La nouvelle carte de la RDC
La nouvelle carte de la RDC

Après la province de l’Équateur et la Province-Orientale, c’était le tour le jeudi dernier du Katanga d’éclater en quatre nouvelles provinces.

Juste après la manifestation ayant sanctionné ce démembrement, le dernier gouverneur du Katanga s’est exprimé pendant quelque 3 minutes à ce sujet. Avec une amertume à peine voilée, il a tiré le bilan de son action à la tête de cette province. « Le Katanga, je le laisse dans un état magnifique. C’est la province pilote. Nous sommes le premier contribuable au niveau de la RDC. Et le Katanga est une province prospère aujourd’hui qui est enviée par tout le monde » .

Moise KATUMBI, l'ex-gouverneur de l'ex-province du Katanga, source: Katanganews
Moise Katumbi, l’ex-gouverneur de l’ex-province du Katanga, source: Katanganews

UN JEU DES MOTS

Par 5 fois, le gouverneur Moise Katumbi utilise le verbe « QUITTER » et appelle par 9 fois « au respect de la Constitution », cela en moins de 3 minutes d’interview. Une manière pour lui de monter qu’il quittait ce poste de gouverneur par respect de la démocratie et de la Constitution. Avec la question « A QUI LE TOUR ? » on comprend que Moise Katumbi totalement séparé (politiquement) du président Joseph Kabila veut inviter ce dernier à faire comme lui…

« J’étais au départ contre le découpage de la province, mais étant donné que la Constitution l’a consacré, je me suis plié et j’ai accepté la chose. La Constitution étant pour nous ce qu’est la Bible pour les chrétiens, le Coran pour les musulmans et la Torah pour les juifs », a conclu le très populaire gouverneur.

De son côté, le sulfureux président de l’ex-assemblé provinciale du Katanga Gabriel Kyungu wa Kumwanza, lors de la séance plénière de la réception du rapport de la commission chargée du démembrement de la province, a déclaré : « Nous avons respecté la Constitution en ce qu’il fallait démembrer la province. A votre tour arrêtez de nous renvoyer 6 % en lieu et place de 40 % ». Gabriel Kyungu wa Kumwanza faisait allusion ironiquement à la rétrocession de 40 % de recette provinciale par le gouvernement central.

wait and see, disent les Anglais.

Le sulfureux Antoine Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA
Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza

 

 

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11. juil.
2015
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Le Saint-Esprit tue un bébé à Lubumbashi

L’histoire que je vais vous conter n’est pas une fiction, mais une réalité. Le Saint-Esprit, qui d’habitude descend pour sauver ceux qui sont habités par des esprits méchants, cette fois-ci est descendu pour prendre la vie d’un nourrisson de quatre mois.
Le fait se déroule la nuit du 9 au 10 juillet 2015 au quartier Kafubu dans la commune de Kampemba à Lubumbashi au sein de l’église Petit troupeau, Shamba la okovu.

Dans un billet sur : « l’Eglise et la politique », je vous avais dit que les églises de réveil en RDC élargissaient leur assise populaire en « délivrant, exorcisant ou guérissant » par la prière.
Cette fois-ci, lors d’une veillée de prière organisée par l’église Petit troupeau, une séance de délivrance est organisée suivant le rituel de ce genre de rencontre.

Il est presque minuit, la séance de délivrance commence. Comme d’habitude, l’Esprit saint descend. C’est le moment de l’intercession. Des jeunes filles entrent en transe et se sentent tout à coup envahies par un souffle, une force surnaturelle qui permet de chasser le mal.

En général, cette séance se déroule bien sans problème, mais ce jour là ,une fois, la jeune fille d’une vingtaine d’années à été transporté et dans son agitation elle est tombée sur un nourrisson de quatre mois qui est décédé, victime d’un étouffement.

« Il était minuit et mon bébé a eu sommeil, ne pouvant pas prier en le portant, je l’ai déposé afin qu’il se repose et que je puisse facilement me consacrer à la prière. Et voilà que vers 1 heure du matin, une jeune fille a été remplie de l’Esprit saint et elle est tombée sur mon bébé » a raconté la mère du nourrisson.

A l’heure qu’il est, l’affaire est portée devant la justice. Pour le maire de la ville, il y a un temps pour tout : un temps pour travailler, un temps pour prier, et la nuit est un temps pour dormir. Conséquence, l’église est fermée jusqu’à nouvel ordre. Dixit le maire de la ville.

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27. juin
2015
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Les coupures de courant meurtrières

Une nouvelle sur les coupures de courant et ceux qui en profitent pour commettre des méfaits.


A l’occasion d’une fête de mariage, à la fin de la cérémonie religieuse, toute la foule des conviées s’était massée dans la belle salle de restaurant aux aspects ravissants. Une musique moderne, tantôt nationale, tantôt sud-africaine ou brésilienne fendillait les murs de ce somptueux patrimoine. Des jeux de lumière rutilaient dans toute la salle, en nettoyant avec des jets multicolores les vestes fripées et les godillots rustiques de certains invités.

Plongés dans une ambiance à tout casser, les convives en goguette se trémoussaient avec gaieté sur les airs de rumba et de salsa que les maestros inventaient, envoûtants jeunes et vieux. Les autres invités, assis autour de tablettes bien arrosées, se racontaient des niaiseries, en mastiquant majestueusement des croque-monsieurs et en frappant du pied au rythme ensorcelant de la musique. Des jeunes servantes circulaient partout et s’adressaient avec gentillesse aux gens. L’heureux couple venait à peine d’être invité à ouvrir le bal.

Quelques minutes après vingt-deux heures, alors que la plupart, sous l’action de la bière, rivalisaient de danses et de conversations frivoles, une catastrophe non prévue gâcha le tout. Sans crier gare, houp ! Le courant était parti. La musique se tut brusquement. Les jeunes filles servantes, bras et jambes en coton, restèrent sur place sans faire un moindre mouvement. Parmi ceux qui dansaient sur la piste, il y a eu un monsieur qui a osé se déplacer afin de regagner sa place. Il se heurta violement contre une tablette et se renversa sur le tapis suivit de verres, de bouteilles et la boisson qu’ils contenaient. En voulant se sauver, une dame dont le super wax était sérieusement salie par toutes ces boissons, valsa elle aussi sur une table voisine en entraînant et les plats et les bouteilles, elle se déchira grièvement la fesse gauche avec les débris de verres cassés sur lesquels elle était tombée.

Accompagné des autres membres du staff, le directeur de la fête chauffa les pneus de sa voiture Hiace vers la résidence du technicien de la société d’électricité. Il fallait plusieurs acrobaties pour atteindre sa maison située dans un quartier où la circulation automobile était loin d’être saluée. Sur la grande avenue, les voltigeurs et les prévôts faisaient leur patrouille. Vraiment le malheur ne vient jamais seul. Tous les sujets ramassés jusque-là étaient sans intérêt : soit un ivrogne qui rentrait chez lui après avoir vidé ses poches, soit un étudiant qui revenait d’une soirée culturelle. Toute la harde humaine barra la route juste à l’endroit où elle était boueuse, en braquant des torches allumées sur la voiture. La vase obligea le chauffeur de ralentir la vitesse en louvoyant pour ne pas patauger. Il accéléra et dépassa de deux mètres, la ligne de front formée par ces nuisibles gardes du peuple. Dans leur furie, ils se précipitèrent sur le véhicule et l’entourèrent.

Les coups de feu en l’air

 – Monsieur, double infraction ! disait un soldat, vous avez voulu fuir ! Vous êtes donc des voleurs, des brigands, des escrocs et des rebelles !

– Non monsieur, nous ne sommes pas tout cela, nous sommes des….

– Ta gueule, sinon…

Et comme pour montrer de quoi ils étaient capables un des militaires, un véritable rustre, ouvrit le feu en l’air. Le coup retentit dans les arbres, répété par l’écho qui continuait à crépiter sur la ville où planait un calme nocturne.

« A terre et haut les mains !« , ordonna un autre, l’arme pointée sur le nez du chauffeur, les quatre messieurs exécutèrent cet ordre sans tousser. « Mon commandant, dit un militaire en s’adressant à l’un d’eux difficilement identifiable, ce sont des éléments dangereux !« . Le mon commandant n’a pas articulé une phrase, il se tenait à l’écart avec une sorte de coutelas à la ceinture, il a tout simplement compté deux chiffres : « Quinze-huit« , dit-il et alors l’opération commença : une fouille systématique. Même les parties les plus intimes du corps n’étaient épargnées.

Dans moins de cinq minutes, les quatre messieurs étaient dépouillés de leurs appareils de communication, des billets de la monnaie nationale et américaine, des vestes, montres et souliers. Les mains et les pieds solidement ligotés, les quatre amis roulaient les yeux au pied d’un manguier. Ils n’avaient plus pour habits que leurs sous-vêtements. Le muni-bus fut réquisitionné pour la soi-disante patrouille. « Gare à toi si ton réservoir se dessèche avant la fin de notre mission ! », fut avertit grossièrement le chauffeur par le sous-commandant et le muni-bus disparut avec à son bord six militaires.

Six autres étaient restés sur le lieu d’arrestation avec les trois messieurs victime de l’insécurité, du désordre, de l’indiscipline et du terrorisme qui règnent dans la ville et devant lesquels les autorités politico-administratives affichent une indifférence et un silence on dirait complice.

Des pleurs

Cette nuit-là, le quartier Brian était l’hôte des hommes en uniformes. Le chauffeur était grossièrement orienté par ses nouveaux patrons. A quelques mètres de la parcelle où la construction était très moderne, quatre coups de fusil troublèrent les rêves des habitants qui étaient endormis. Cinq éléments se retirèrent et laissant l’un d’eux, bien armé pour veiller sur leurs prisonniers et leur véhicule. Des coups de feu retentirent de nouveau. Des pleurs. Puis un silence. Le propriétaire de la belle villa gisait dans un bain de sang. Sa femme toute nue était attachée au lit de leur chambre.

Dans le véhicule où il était, le chauffeur tremblait comme une feuille de palmier agitée par une tornade. Il se demandait s’il rêvait ou si tout cela était vrai. Il pensa à sa chère future épouse, fit siennes ses craintes, ses inquiétudes et ses interrogations. Il se demandait le sort de ses trois amis restés sous la garde des six bourreaux. Il revoyait le couple à l’honneur en se posant des questions sur la suite du banquet, fruit d’une organisation très musclée de sa part. Le maudit courant est-il revenu ou non ! Qu’est-ce qu’ils ont dû trouver comme moyens pour chasser les ténèbres ? Qui est cet incivique qui s’est permis d’assombrir à son gré toute une ville sans qu’il y ait même une panne technique ? Effectivement, il ne s’agissait pas d’une panne de ce genre.

Toute une machination s’orchestrait autour de cet incident surtout le week-end, afin d’obliger les utilisateurs du courant électrique à engager des sommes d’argent pour grossir les poches de l’équipe chargée de l’électrification.

Quelques instants après, les conquérants revinrent avec les butins dont ils encombrèrent le véhicule. « Départ !« , ordonna le sous-commandant. Le pauvre directeur-chauffeur fit plusieurs manœuvres pour se dégager sur une ruelle. Il reçut un coup de fer qui lui blessa la nuque. « Faites vite, civil !« , lui dit le même escadron qui lui avait asséné le coup.

Encore du sang ! il formait un petit fil le long de la colonne vertébrale et fut avalé au niveau de la ceinture par le pantalon, il ne sut même pas se gratter, alors que la plaie lui faisait très mal.
Il était deux heures vingt sur le tableau de bord du véhicule, rongé par la tristesse, les soucis, la peur et le sommeil, il conduisait comme un robot. Parfois les larmes jaillissaient de ses yeux et lui obstruaient la vue. A un endroit inconnu, noir comme une géhenne, les militaires lui dirent d’éteindre le moteur. Il fut surpris de les voir déjà à onze. Ceux qui étaient restés avec les trois messieurs avaient déjà rejoint cet endroit, leur lieu de rencontre, de rendez-vous ? Sait pas. En voyant les cinq autres, son esprit se surchauffa davantage. Pour lui, ses amis étaient liquidés sans autre forme de procès. Mais il s’encouragea à l’idée qu’il les voyait à cinq. C’est qu’un seul était resté surveiller les trois prisonniers.
Les neufs s’attelèrent rapidement à l’ouvrage, en déchargeant le bus de tout son contenu.

Le commandant et le  sous-commandant les regardaient faire en surveillant les abords. Une fois le véhicule vidé, le commandant s’adressa de nouveau au chauffeur : « Je compte jusqu’à cinq. Si je te vois encore, je te descends. Un….deux. »
Heureusement pour lui, le démarreur avait directement obéi. Il déchira l’air avec sa bagnole à toute vitesse, sans savoir où il allait, l’essentiel étant d’abord de disparaître devant ces sauriens humains, capable de tout. Quelle route, quelle avenue prendre pour atteindre ses amis dont le sort jusque-là n’était pas connu.

Nuit sombre, nuit obscure, nuit tragique, nuit de grand sinistre

La nuit devenait de plus en plus noire, à cause des nuages orageux qui polluaient le ciel. Le pauvre chauffeur ne se retrouvait toujours pas. Lorsqu’il descendait avec une avenue, il se voyait en face d’un gros ravin. Il remontait avec la même pour s’engouffrer dans une brousse. Il se sentit encore plus en insécurité que lorsqu’il avait été sous les griffes des soldats. Il se mit à frissonner plus de peur que de froid. Entre temps, il ne cessait de se demander ce que pourrait être son sort si le gens du quartier mettaient la mais sur lui. La route qui devait le conduire à la grande avenue longeait le gigantesque ravin. Il la retrouva par un pur hasard. Juste le temps de s’engager sur la principale, les nuages se brisèrent. Est-ce à cause du poids des eaux qu’ils n’ont pas pu contenir ou bien attendaient-ils qu’il se dégage de ce gouffre ? Il stationna sur une petite pente asphaltée pour éviter le ruissellement. Une heure après, l’orage s’était adouci. Il fallait d’abord attendre que les eaux libèrent les routes afin d’éviter tout risque.

Vers quatre heures du matin, il atteignit le lieu de leur arrestation. Il parqua le muni-bus à coté du gros manguier sous lequel il était assis, mains et pieds menottés, avant bien sûr de faire sa tournée nocturne. Il se rappela que ses amis étaient gardés à cinquante mètres de lui, quelque part en amont et se décida de les rejoindre. Personne. Il se mit à vociférer comme un crieur de nuit, en les appelant par leurs noms. Un profond silence lui répondit. Il s’arrêta, fit un tour sur un rayon de trente mètres. Il recula encore pour continuer ses recherches et trébuchant ; il se renversa sur un corps rigide, inerte. Il le palpa minutieusement, c’était un corps humain. Vite, il courut vers son véhicule, alluma rapidement le moteur, avança en éclairant cet endroit avec les phares. C’est alors qu’il vit ses trois amis nus, couchés à même le sol, mais à de différents intervalles. Déjà hors de lui, il se précipita vers eux comme pour les réveiller, les embrasser et leur raconter son aventure avec les nocturnes. Alors, il se rendit compte que ses amis avaient été flingués.

Sa tête tourna douze fois, son corps se mit à transpirer comme une bouteille de bière glacée. Il s’écroula par terre et s’évanouit. Nuit sombre, nuit obscure, nuit tragique, nuit de grand sinistre. La coupure du courant, ce simple geste, a peut-être profité à son auteur. Mais les conséquences néfastes et lourdes se sont ramifiées partout. L’ingénieur, le docteur, le professeur et plusieurs autres victimes, pauvres ou riches en ont payé le prix. Quelle perte ! Les événements malheureux de ce genre n’étaient pas propres à cette circonstance. Ces actes auxquels assistaient impuissant les autorités compétentes, étaient enregistrés partout dans le pays. Oui, le sang avait coulé et continuait à couler. Aujourd’hui il a encore coulé. La pluie, ce témoin oculaire envoyé par la providence, est tombée à bon escient. Elle a emporté ailleurs et plus loin, ses traces, comme pour lui permettre de couler davantage et davantage souiller les terres immondes, pour enfin crier vengeance auprès de celui qui a toujours plaidé la cause des damnés, la cause des laissés-pour-compte.

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11. juin
2015
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Mbuji-Mayi aux allures d’une ville fantôme

Rond-point de l'étoile
Rond-point de l’étoile

La ville de Mbuji-Mayi est la capital de la Province du Kasaï-Oriental qui est l’une de onze provinces qui compose la RDC.

Cette ville connue pour son sous sol riche en diamant dont la production industrielle est assuré ou était assuré par la MIBA (Minière de Bakwanga) actuellement en grande difficulté. Cette production lui a valu autre fois le surnom de capital mondial du diamant industriel.

La MIBA qui tourne au ralentie depuis quelques année, a entrainer avec elle dans sa chute, l’économie de la province ayant pour conséquence, une crise sans précédent qui a pousser beaucoup à un exode vers d’autres provinces (Katanga, Kinshasa, et autres).

Frapper par une crise économique, Mbuji-Mayi se vide progressivement de ses habitants qui immigrent vers d’autres villes du pays à la recherche d’une meilleur condition économique. Ceux qui y sont encore, le sont malgré eux par manque des moyens pour s’exiler comme les autres, mais une chose est sûr : à longueur des journées, une chose le préoccupe tous au premier plan : « la recherche du pain quotidien », ce pain n’étant pas facile à trouver dans le contexte actuel de la ville, ils le recherchent tellement qu’ils oublient les autres aspects de la vie, ainsi constate-t-on que la majorité des avenues sont dans un mauvais état, par endroit c’est la brousse et les ravins. Bref, on est trop préoccuper par la recherche de « Kambeketshi » (seau de farine en langue locale), que par les travaux d’entretien de la ville.

La brousse sur une avenue à coté de l’hôpital Sait Jean-Baptiste de Kansele
La brousse sur une avenue à coté de l’hôpital Sait Jean-Baptiste de Kansele

Ceux qui connaissent Mbuji-Mayi, sont tous frapper d’émotion à voir le délabrement dans lequel se trouve toutes les grandes places (Rond-point de l’étoile, Rond-point COHYDRO, Rond-point PETROMBU, …) qui faisaient la beauté de « wa balengela, mu tshimenga » (la ville de beau et belle en langue locale), Mbuji-Mayi présente aujourd’hui l’aspect d’un village du fin fond de la République.

Dé que l’on atterrit à Mbuji-Mayi, une fois les formalités finies et la barrière de l’aéroport franchie, on se retrouve nez à nez avec les signes visible de la pauvreté : « un groupe d’homme, des femmes et d’enfants » viens vous entouré le temps que vous cherché le moyen de transport, pourquoi ? Tous veulent une chose : «  Diambulwisha », une aide financière en langue locale.

Avez-vous eu votre moyen de transport ? Ne soyez pas surpris si c’est une vielle voiture qui n’a que le moteur en bon état, car le reste (siège, bref l’aspect général de l’épave) est de la génération de Jésus, Hé oui telle sont la majorité des véhicules de transport encore disponible dans la ville, vous ne voulez pas d’un telle véhicule ? Vous n’avez qu’à prendre une moto alors, Hé oui la moto est devenue le moyen de transport de prédilection, les véhicules de transport en commun étant devenu rare pour n’est pas dire inexistant. Dommage pour cette ville qui, il y a tout juste dix ans,  était la capitale mondiale du diamant.

Avenue Lumumba aux environs de l'UOM
Avenue Lumumba aux environs de l’UOM

Vous été au terme de votre séjour dans la ville ? Préparez-vous bien avant de vous présenté à l’aéroport, qu’est-ce que j’entends par bien se préparer ? Hormis votre billet, les frais pour le GOPASS (taxe de la Régie des voies aérienne) et la taxe de la Direction de Recette Provinciale, préparer aussi quelques billets de la monnaie Congolaise, car vous allé faire l’objet de plusieurs arnaques avant de franchir la porte de la salle d’attente. Du Chekin jusqu’à la salle d’attente, plusieurs contrôle sont organisé et à chaque étape vous été obligé de débourser qui 500 Fc, 1000 Fc voir 2000Fc, tout est fait et vous été dans la salle d’attente ? Dite alors Dieu merci et à nous de vous dire : « Lwendu lwakane » bon voyage en langue locale.

Un ravin au quartier Ngoyi Kasanji non loin de l'avenue Kalonji
Un ravin au quartier Ngoyi Kasanji non loin de l’avenue Kalonji
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Chaque voix compte même la votre!

Auteur·e

L'auteur: Emmanuel LEU T.
Jeune Ingénieur industriel électronicien, Congolais (RDC), autodidacte en blogging.

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