30 juin 2014 - Emmanuel LEU T.

La Jeunesse à la quête des repères

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On ne prétend pas être des modèles pour les gosses ni pour personne d’autre, on tient juste à dire que le pont qui mène au succès est un pont fragile ! C’est dans ces termes que commence le tube à succès ‘’Ma direction’’ du célèbre groupe français ‘’Sexion d’assaut’’.
Malgré cet avertissement, la jeunesse se laisse allée dans le fanatisme, elle appréhende les choses avec parti pris en exposant du même coup leur penchant pour tel ou tel personne, non pour ses qualités mais pour leurs affinités (tribales, ethniques, linguistiques,…). Ce n’est pas rare de rencontrer des personnes qui disent : « Moi, j’aime tel musicien ou rien ». Certains en politique, le déclarent tout haut : « c’est lui ou personne » d’autres encore, sans gêne, crient en public : « c’est mon rappeur préféré, je l’adore » et les exemples sont légions.
Oubliant que la personnalité se forge en imitant les personnes instruite qui ont marqué l’histoire ; en s’inspirant dans des systèmes qui prônent l’homme au centre de la société; en s’inspirant des idéaux et projets ayant poussé au développement de certaines nations ; non, les jeunes chez nous ont opté pour d’autres repères moraux. Devant cette situation il convient de se demander « Notre société a-t-elle des repères moraux ? Et alors que faudra-t-il faire ? ».
Comment avoir des repères moraux dans une société où les valeurs morales elles-mêmes sont anodines. Ici, on peut même parler de la crise d’homme. Une crise qui tait son nom et embarque toute une société dans les antivaleurs. Il s’agit bien d’une situation alarmante où les vices ont pris suffisamment de l’ampleur sur les vertus. Normalement, on déclarerait une période de crise. Une société où tout est permis. Le sens de la sexualité et son rôle dans la vie de l’homme ne dit plus rien.
Les jeunes prennent pour modèle les musiciens, les catcheurs américains, les footballeurs, etc. Les musiciens ont finit par introduire des cris et des paroles obscènes qui heurtent et continuent à blesser les bonnes consciences. Quant aux danses elles sont l’expression visible de ce que les mots tentent de masquer. C’est un véritable scandale qui dévalorise les mœurs africaines. C’est dans un pareil environnement qu’évoluent les jeunes.
Devant cette impasse, que faudra-t-il faire ? Il s’agit d’une guerre qui implique toutes les couches de la population. Je me situe à trois niveaux : La famille, L’école et L’église.
La famille doit avoir ses propres repères moraux dans la lignée des grands-parents jusqu’aux actuels géniteurs. Ceci est un devoir quotidien des parents. Déjà en famille, les enfants doivent apprendre à intérioriser et à pratiquer des vertus comme le respect de l’autre et de l’ainé, la charité, le partage, l’unité, l’amour du travail, … C’est dans cette optique que la famille forme déjà un homme digne de son nom. Force est malheureusement de constater que nos familles ne proposent toujours pas aux enfants de modèles ou repères à suivre. D’autant plus que les parents sont beaucoup préoccupés par la recherche du pain quotidien et lorsque la discorde, la mésentente règne au sein de la famille, les enfants trouvent refuge dans la rue.
L’école est le deuxième foyer de socialisation de l’enfant. Les cours dispensés ouvrent l’esprit l’enfant et font de lui un homme instruit. L’école est le lieu privilégié où l’on montre à l’enfant des grands hommes ayant marqué positivement l’histoire de l’humanité. C’est à l’école où les jeunes doivent apprendre à devenir homme en intériorisant les cours qui leurs sont transmis. Malheureusement, le niveau même de l’enseignement dans notre pays a sensiblement baissé. Le contenu des cours transmis aux jeunes n’est pas à la hauteur des enjeux de la société actuelle.
L’église intervient en dernière position car elle propose aux jeunes la voie du salut. Elle propose aux jeunes des repères moraux dont le principal est le Christ qui a aimé le monde jusqu’à s’offrir en sacrifice pour l’humanité. Mais malheureusement dans notre pays nous observons une multiplication des églises à chaque coin de rue et le message principal est la prospérité et les leaders ne visent que le gain bas sur la récolte des offrandes et de la dîme.
C’est pourquoi, on ne doit pas s’étonner du fanatisme des jeunes envers les stars et fort malheureusement l’érection des stars en repères constitue le point focal de la crise des modèles qui frappe notre société.
Nos sons ne sont que des sentiments, qui ne font que mentir gentiment, recouvrant les cœurs d’un drap blanc, les éloignant du monde des vivants. Je pris des ailles pour toucher le sommet, le succès m’empêche de raisonner, je m’inquiète pour Dadiou et Bendi Sacher que ce monde ne vous laissera aucun répit, ne troquez pas vos principes pour l’argent, Sacher que les milliardaires se suicide. A dit GIMS dans sa chanson ‘’La chute’’.
A bon entendeur ! Un seul mot suffit.

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